Les Grands Ballets

 

Les plus grands ballets du répertoire et leur histoire.




  • Le Lac des Cygnes
Le Lac des cygnes fut créé à Moscou en 1877, sur une musique de Tchaïkowski, et ne remporta pas un grand succès.  
Ce n'est que 18 ans plus tard, et grâce au célèbre chorégraphe Marius Petipa, qu'il connut un triomphe. 
 
 Le jeune prince Siegfried fête sa majorité. Sa mère lui annonce que le jour suivant, au cours d'un grand bal pour son anniversaire, il devra choisir une épouse. Vexé de ne pouvoir choisir celle-ci par amour, il se rend durant la nuit dans la forêt. C'est alors qu'il voit passer une nuée de cygnes. Une fois les cygnes parvenus près d'un lac, il épaule son arbalète, s'apprêtant à tirer, mais il s'arrête aussitôt ; devant lui se tient une belle femme vêtue de plumes de cygne blanches. Enamourés, ils dansent et Siegfried apprend que la jeune femme est en fait Odette. Un terrible sorcier, Von Rothbart, la captura et lui jeta un sort ; le jour, elle serait transformée en cygne et la nuit, elle redeviendrait femme. D'autres jeunes femmes et jeunes filles apparaissent et rejoignent Odette, près du Lac des Cygnes, lac formé par les larmes de ses parents lorsqu'elle fut enlevée par Von Rothbart. Ayant appris son histoire, le prince Siegfried, fou amoureux d'elle, ressent alors beaucoup de pitié pour elle. Il commence à lui déclarer son amour - ce qui rend le sort de plus en plus impuissant. Von Rothbart apparaît. Siegfried menace de le tuer mais Odette intervient ; si Von Rothbart meurt avant que le sort ne soit brisé, le sort sera irréversible. Le seul moyen de briser le sort est que le prince épouse Odette.

Le lendemain, au bal, à la suite des candidates fiancées, survient le sorcier Rothbart, avec sa fille Odile, vêtue de noir (le cygne noir), qui est le sosie d'Odette. Abusé par la ressemblance, Siegfried danse avec elle, lui déclare son amour et annonce à la cour qu'il compte l'épouser. Au moment où vont être célébrées les noces, la véritable Odette apparaît. Horrifié et conscient de sa méprise, Siegfried court vers le lac des cygnes. Le mal triomphe puisque Siegfried a rompu la parole donnée, Odette et ses amies vont être damnées. Lorsque Odile et Rotbard disparaissent, Siegfried comprend qu' il vient de se tromper et donc qu' il n' a pas tenu parole.  Le bord du lac. La nuit est sombre et inquiétante. Odette pleine de tristesse raconte à ses amies la trahison de Siegfried. Les jeunes filles-cygnes sont accablées. Elles n'ont plus d'espoir de retrouver la liberté.  Mais voilà qu'arrive Siegfried. Il supplie Odette de lui pardonner car il a cru que c'était elle, là-bas au château. C'est à elle qu'étaient adressés les mots d'amour. Si plus rien ne peut les sauver, il est prêt à mourir avec elle.  Rotbard se déchaîne et fait appel aux forces de la nature pour détruire l'amour des jeunes. Un orage se déclenche. On voit des éclairs et on entend les bruits du tonnerre. Mais rien ne peut détruire le sentiment d'amour que se vouent les jeunes gens, rien ne peut les séparer. Alors le mauvais démon se bat avec le prince et périt au cours du duel. Les sortilèges ont perdu leur force. Odette et Siegfried entourés par les compagnes de cette dernière accueillent avec joie les premiers rayons de soleil.

 

 

 

 

  • Casse Noisette

Casse-Noisette est un ballet en deux actes, trois tableaux et 15 scènes, présenté pour la première fois le 18 décembre 1892 au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, sous la direction de Riccardo Drigo et chorégraphié par Lev Ivanov.

Le livret d'Ivan Vsevolojski et Marius Petipa s'inspire de la version d'Alexandre Dumas d'un conte d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann : Casse-noisette et le roi des souris. La musique, confiée à Piotr Ilitch Tchaïkovski et composée de février 1891 à mars 1892, est certainement une des musiques de ballet les plus populaires aujourd'hui et une des œuvres de Tchaïkovski les plus appréciées, même si celui-ci ne croyait pas au succès de ce ballet.


ACTE 1 : Le rideau se lève et dévoile la maison des Stahlbaum. Clara, son petit frère Fritz, et leurs parents terminent de décorer l’arbre de Noël, et reçoivent les invités pour fêter le réveillon : la famille, les amis, et le mystérieux oncle Drosselmeyer. Ce dernier apporte un grand sac de cadeaux pour les enfants. Tous se réjouissent, sauf Clara, qui n’a pas encore reçu de présent. Les enfants dansent au son d’une marche, d’un petit galop, des parents déguisés en Incroyables entrent dans le salon et distribuent des sucreries. Puis Drosselmeyer invoque des poupées à ressort et des soldats grandeur nature qui dansent tour à tour d’un pas diabolique.

Après cet étrange spectacle, Clara s’approche de Drosselmeyer pour lui demander son cadeau. Il n’a malheureusement plus rien à lui donner. Dans certaines versions, Clara court en pleurant dans les bras de sa mère ; dans d’autres, elle reste calme et souriante. Drosselmeyer invoque pour elle un Casse-Noisette en forme de soldat en beau costume de parade. Clara est transportée de joie, mais son frère Fritz est jaloux et casse le Casse-Noisette. Drosselmeyer le répare, et Clara le berce avant de le poser dans sa maison de poupée. La fête se termine sur l’air traditionnel de la Grossvater Tanz (la Danse du grand-père).

Les invités rentrent chez eux et les Stahlbaum vont au lit. Pendant la nuit, Clara se réveille pour aller voir dans le salon comment se porte son Casse-Noisette. Alors que l’horloge sonne minuit, elle entend les souris qui grattent. Elle essaie de fuir, mais les souris l’en empêchent. Par enchantement, elle rétrécit et devient aussi petite qu’une souris (sur scène, l'arbre de Noël grandit). Le Casse-Noisette prend vie, et avec son armée, ils viennent défendre Clara, et le Roi des Souris entraîne ses soldats dans la bataille contre Casse-Noisette. Au milieu de la bataille, Clara jette sa chaussure sur le Roi des Souris et le Casse-noisette en profite pour le tuer avec son épée. Les souris se retirent, emmenant avec eux leur roi mort. C’est alors que le Casse-Noisette se transforme en prince. Clara et le Prince voyagent à travers une forêt de sapins en hiver et assistent au tourbillonnement des flocons de neige. La partition illustre la scène avec une valse aux couleurs des plus hivernales et introduit un chœur invisible, sans paroles, de voix d’enfants pour cette page de féérie.

ACTE 2 : Clara et le Prince arrivent au palais enchanté de Confiturembourg, le Royaume des Délices. Ils sont accueillis près du fleuve d’Essence de Rose par la Fée Dragée, le Prince Orgeat et leur suite, ainsi que douze petits pages avec des flambeaux. Le Casse-Noisette leur raconte son histoire et comment Clara l’a sauvé. Sur un signe de la Fée Dragée, une table resplendissante apparaît et les festivités commencent. S’enchaînent la Danse espagnole (le Chocolat), la Danse arabe (le Café), la Danse chinoise (le Thé), la Danse russe (Trépak), la Danse des mirlitons, la Danse de la Mère Gigogne et des polichinelles, la Valse des fleurs, le Pas de deux de la Fée Dragée et du Prince Orgeat, et la Valse finale. Au terme de ce rêve merveilleux, Clara se réveille sous l’arbre de Noël avec un Casse-Noisette dans ses bras et le rideau tombe. Dans la version de George Balanchine, elle ne se réveille pas ; Clara et le Prince Casse-Noisette s’envolent dans un traîneau tiré par des rennes, laissant le rêve se réaliser, comme dans le conte d’Hoffmann.

 

 

 

 

  • Giselle 

Emblème du ballet romantique, Giselle, créé à Paris le 28 juin 1841 à l'Académie royale de musique devenu l'Opéra de Paris, reprend le thème traditionnel de l'amour plus fort que la mort, motif qui remonte au mythe d'Orphée et d'Eurydice.

Giselle, jeune paysanne, aime Albrecht qui lui a juré fidélité. Elle danse en son honneur, oubliant les remontrances de sa mère qui lui rappelle l’histoire des Wilis, ces jeunes filles transformées en fantômes pour avoir trop dansé.

Amoureux de Giselle, le garde-chasse Hilarion découvre qu’Albrecht n’est autre que le duc de Silésie, fiancé à la fille du duc de Courlande. Devant tous il révèle l’identité de son rival. Giselle en perd la raison et s’effondre sans vie.

Venus tour à tour se recueillir le soir, sur la tombe de Giselle, Hilarion et Albrecht sont la proie des wilis et de leur reine, l’implacable Myrtha, qui les condamne à danser jusqu’à la mort.

Sortant de sa tombe, Giselle, nouvelle Wili, tente en vain d’intervenir. Albrecht ne sera sauvé que par les premières lueurs de l’aube qui font rentrer les Willis dans leurs tombes.

 

 

 

  • La Bayadère

Ce ballet de trois actes et sept tableaux a été chorégraphié par Marius Petipa sur une musique de Léon Minkus. Sa création a eu lieu le 23 janvier 1877 au Théâtre Bolchoï Kamenny de Saint Pétersbourg. A l'origine, La Bayadère est spécialement crée pour la merveilleuse ballerine Ekaterina VazemPrima ballerina des Théâtres Impériaux de Saint Pétersbourg.

Ce ballet raconte l'histoire de la bayadère (mot qui désigne une « danseuse » ou « servante » du temple) Nikiya et du valeureux guerrier Solor qui se sont mutuellement juré une fidélité éternelle. Le grand brahmane, également amoureux de Nikiya, apprend ses relations avec Solor. De plus, Dugmanta, rajah de Golconda, souhaite fiancer Solor à sa fille Gamzatti. Nikiya, étrangère à ces dispositions, accepte de danser à l'occasion des fêtes célébrant les fiançailles.

De son côté, jaloux, le grand brahmane, souhaitant la disparition de Solor afin de garder Nikiya pour lui seul, confie au rajah que le guerrier a voué son amour à la Bayadère par devant le feu sacré. Son plan fait long feu lorsque Dugmanta, loin d'être en colère envers Solor, décide que si une personne doit mourir, ce serait Nikiya. Gamzatti, écoutant ces propos derrière la porte, convoque Nikiya au palais et essaye de la soudoyer pour qu'elle renonce à son amoureux. Une rivalité surgit entre les deux femmes. Nikiya, folle de rage, saisit un poignard et tente de tuer Gamzatti. Son bras est arrêté par Aiya, la servante de Gamzatti. Nikiya s'enfuit, horrifiée par le geste qu'elle vient de faire. Comme son père, Gamzatti fait le serment de tuer la bayadère.

Lors de la célébration des fiançailles, Nikiya interprète une danse triste tout en jouant sur sa vînâ. On lui offre un panier de fleurs qu'elle interprète comme venant de Solor et entame aussitôt une danse joyeuse et endiablée. Elle ignore que le cadeau vient, en fait, du rajah et de Gamzatti qui ont caché un serpent venimeux parmi les fleurs. La bayadère serre le panier contre elle et se fait mordre au cou par le serpent. Le grand brahmane offre un contre poison à Nikiya qui refuse et choisit de mourir plutôt que de de vivre sans Solor.

Au cours de l'acte suivant, Solor, dépressif, fume de l'opium. Dans son délire, il voit l'ombre de Nikiya dans un lieu étoilé situé au sommet d'un des pics de l'Himalaya et appelé le Royaume des Ombres. C'est là que se réconcilient les amoureux parmi les ombres d'autres bayadères. Lorsque Solor se réveille, les prépatifs du mariage ont déjà commencé.

La scène s'ouvre sur le temple où doit être célébrée l'union de Solor et de Gamzatti. L'ombre de Nikiya hante Solor pendant qu'il danse avec Gamzatti. Au moment même ou le grand brahmane unit les mains du couple, les dieux se vengent du meurtre de Nikiya en détruisant le temple et ses occupants.

Les ombres de Nikiya et de Solor son réunies et emportées vers l'Himalaya.

 

 

 

  • La Sylphide

Philippe Taglioni crée La Sylphide en 1832, spécialement pour sa fille Marie, et prend notamment en compte les "défauts" de celle-ci : de longs bras et de longues jambes, de grandes mains, un corps un peu maigre et des orteils mal formés. Il chorégraphie donc ce ballet essentiellement sur la base de la technique italienne, associant à un jeu de jambes rapide des mouvements lents du buste et des bras. Marie Taglioni, qui connaissait déjà un certain succès, trouve là le rôle de sa vie et devient dès lors le modèle même de la danseuse éthérée, en opposition avec son éternelle rivale, la fougueuse Fanny Elssler.

Le triomphe du ballet est immédiat et, être comparée à une sylphide devient pour les dames de l'époque le compliment ultime. On assiste à la création d'un chapeau "sylphide", d'une pivoine "sylphide" et même d'un journal de mode du même nom. De même, les ventes de mousseline s'envolent : avec ce rôle, Marie Taglioni créé une révolution dans l'histoire du costume en portant ce qui peut être considéré comme le premier tutu romantique.


Ce ballet raconte l'histoire d'un jeune Écossais, James, qui est aimé par une sylphide, que lui seul peut voir. Mais James est fiancé, et le jour de son mariage, la sylphide s'empare de l'alliance destinée à sa fiancée et s'enfuit dans les bois. James la poursuit et oublie sa fiancée dans la forêt. James rencontre alors une vieille sorcière qu'il avait jadis chassée et qui est bien décidée à se venger. Elle lui donne un voile, qui devrait lui permettre de capturer la sylphide, mais ce voile est empoisonné et fait perdre ses ailes et sa vie à la sylphide. James, dans un immense chagrin, aperçoit au loin son ancienne fiancée qui se marie avec son rival.


  • Coppélia
Ce ballet en deux actes et trois tableaux a été créé par Arthur Saint-Léon, sur un livret de Charles Nuitter, musique de Léo Delibes, d'après le conte d'Hoffmann L'Homme au sable, représenté pour la première fois à l'Opéra de Paris le 25 mai 1870.

L'action se passe dans une petite ville d'Europe centrale. Frantz est fiancé à Swanilda, mais il est amoureux de Coppélia et il passe de longs moments sous sa fenêtre. Il ignore que Coppélia n'est qu'un automate créé par le vieux savant fou Coppélius. Ce dernier tente d'ailleurs en vain depuis longtemps d'insuffler la vie à sa créature. 
Swanilda essaie vainement de retenir Frantz, mais celui-ci s'introduit chez Coppélius pour faire sa déclaration. Le vieux savant lui fait boire un narcotique et tente diverses manipulations magnétiques pour prélever sur Frantz ses "esprits animaux" et les insuffler à Coppélia. 
 
Entre-temps, Swanilda s'est substituée à la poupée mécanique. Elle casse tous les automates de Coppélius et ramène Frantz au village. celui-ci se réveille enfin guéri de sa passion pour l'automate. A l'origine, un troisième acte montrait les joyeuses festivités du mariage de Frantz et Swanilda. Cet acte fut longtemps écarté des représentations françaises. 

 

 

 

 

 

  • La fille du pharaon

La Fille du pharaon est un ballet en 3 actes et 9 tableaux de Marius Petipa, sur une musique de Cesare Pugni et un livret de Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges, d'après Le Roman de la momie de Théophile Gautier. Il a été créé le 18 janvier 1862 au Théâtre impérial Bolchoï Kamenny de Saint-Pétersbourg. C'est le premier grand ballet spectaculaire de Petipa.Ce ballet a été recréé en 2003 pour le Théâtre Bolchoï par Pierre Lacotte ; il a été repris à l'Opéra de Paris en 2004.

 

Lord Wilson, un jeune anglais, voyage en Egypte avec son serviteur, John Bull. Au pied d’une pyramide, ils rencontrent une caravane de marchands qui les invite sous leur tente. Une violente tempête oblige le groupe à se réfugier rapidement dans la pyramide. Le gardien demande à ces hôtes inattendus de respecter le lieu, tombeau d’Aspicia la fille d’un des plus puissants Pharaon d’Egypte. Après avoir fumé une pipe d’opium avec les marchands, Lord Wilson, enivré par les fumées, se trouve projeté en rêve à l’époque pharaonique : il devient Taor et tombe amoureux d’Aspicia qu’il sauve des griffes d’un lion. Le Pharaon, malgré sa reconnaissance, a d’autres projets pour sa fille et accorde la main d’Aspicia au Roi de Nubie. Afin d’éviter ce mariage, les jeunes gens s’enfuient et se réfugient dans la cabane d’un pêcheur sur les bords du Nil. Alors que Taor est absent, le Roi de Nubie, accompagné de ses gardes, fait irruption dans la cabane. Pour leur échapper, Aspicia plonge dans le fleuve où elle est accueillie par le puissant Dieu du Nil. Celui-ci exauce son voeu, celui de revoir Taor, et la renvoie sur la terre ferme. De retour au Palais, elle apprend que Taor a été condamné à mort par le Pharaon, qui l’accuse d’avoir enlevé sa fille. Elle se déclare alors prête à subir le même sort que son amant si son père ne lui rend pas la liberté. Touché par la profondeur des sentiments d’Aspicia, le Pharaon revient sur sa sentence et bénit le couple. Au plus fort des réjouissances, une pyramide apparaît dans la brume à la place du Palais. Lord Wilson se réveille et, regardant la tombe de la fille du Pharaon, se remémore son rêve merveilleux. 

 

 

 

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